Terrible T-KID 170 – OFF THE MAP

Terrible T-KID 170 – OFF THE MAP

T-KID 170 aka Julius Cavero, légende vivante mondiale du graffiti New-Yorkais, présentera lors de son French-Tour en avant-première à la STREET DREAM GALLERY sa nouvelle exposition « OFF THE MAP » du 7 AVRIL au 7 MAI 2018.
VERNISSAGE LE SAMEDI 7 AVRIL 2018
en présence de l’Artiste :
Séance de dédicaces de 12h à 18h
Vernissage de l’exposition à partir de 18h jusque tard en soirée
projection du film de T-KID,
Dj INOV & Dj MK ZOO,
Poésie JYB
Saxophone PIERRE.
Exposition du 7 avril au 7 mai 2018, ouvert les samedis, dimanches et lundis de 10h30 à 18h et sur rdv.

 

Street Dream Gallery
53 rue Jules Vallès, 93400 St. Ouen
Marché Malik, Puces de Clignancourt
Ouvert samedi, dimanche, lundi, de 10h30 à 18h et sur rendez-vous

Biographie

Julius Cavero alias « T-KID 170 » est né en 1961. Très jeune, il commence sa carrière en 1973 comme tagueur de rue pour le gang du quartier les « Bronx enchanters » sous le pseudonyme de « King 13 » et plus tard sous le nom de « Sen 102 » pour les « renegades of Harlem ». À l’époque, il n’y avait pas d’opportunité pour les jeunes garçons comme Julius de s’affirmer et surtout d’exprimer son art. Le Bronx était en feu, la violence, la drogue et le désespoir semblaient être ses seules options. Julius était un enfant terrible, il s’exprimait dans la rue avec le break dance et le tag. En regardant passer les rames du métro, il découvre la beauté des couleurs peintes par les grands graffeurs Phase2 et Tracy 168: son inspiration est déclenchée par les travaux de ces deux pionniers du graffiti et c’est à partir de là qu’il se jure de peindre les extérieurs de wagons et de transformer ces géants rouillés en œuvres d’art roulantes. Julius se lie d’amitié avec un tagueur du nom de Padre Dos. Padre, l’un des maîtres du style de l’époque, prend Julius sous son aile et lui enseigne que les lettres qu’il dessine doivent swinguer comme la musique que crachent les boom-boxes. Padre lui apprend aussi à s’approprier, sans les copier, les styles qu’il aime en les incorporant dans ses propres pièces. Il lui dit « Fais en sorte que tes lettres passent de gras à fin.  Utilise des têtes de spray larges pour que l’ombrasse fasse mieux ressortir ton lettrage ! »
En 1977, Julius, pris dans une fusillade de gang, finit blessé et menotté dans un lit d’hôpital, il devient alors T-Kid 170. C’est ce jour-là que commence sa carrière sous le pseudonyme de T-Kid 170, le légendaire graffeur vandale : il devient le « roi » de plusieurs lignes du célèbre métro de New-York. Il peint sur des trains et développe son style unique de lettrage graffiti en y ajoutant des personnages. En concurrence avec des géants du graffiti comme Dondi, Seen et Sonic 007, T-Kid fait passer le graffiti dans une autre dimension. Bien qu’en révolte contre la société, T-Kid savait qu’il y avait mieux à faire que de vandaliser des trains; mais, à cette époque, il existait peu de possibilités pour les jeunes latinos : il n’y avait pas d’endroit où il pouvaient peindre de façon légale et le monde était indifférent à ce style de peinture. T-Kid peint alors la plus grande partie de ses œuvres la nuit dans des lieux divers : chantiers, tunnels, voies de délestage de chemin de fer, et même une cour d’école au 106 Street et Park Avenue qui deviendra plus tard le fameux temple de la renommée, « Hall of fame ». Le Hip Hop n’était pas encore une culture mais les éléments étaient là : Kool Herc amena les houses parties dans la rue, Flash parlait, scratchait et mixait à un niveau que personne n’avait encore jamais entendu. Les vestes en jeans Lee et les pantalons pattes d’éléphant étaient décorés de graffitis, les blousons Adidas, les lunettes Cazal, les bérets et les bobs Kangol constituaient la mode de la rue. Des clubs comme le Fever ou le T Connection étaient des oasis au sein du Bronx : T-Kid venait y puiser son inspiration.
 Au début des années 80 dans le club « The Roxy », T-Kid rencontre un graffeur parisien, nommé Bando, qui était l’un des tout premiers graffeurs du métro à Paris et qui l’invite à venir dans la capitale française peindre avec lui. Même si ce n’est que des années plus tard que T-Kid répond à l’invitation, leur collaboration commence dès cette rencontre. Et depuis, T-Kid a travaillé avec de nombreux graffeurs français en échangeant idées et techniques. Il a reçu les graffeurs français de passage à New York, leur trouvant un endroit où dormir et des murs à peindre dans le Bronx. T-Kid a ainsi collaboré avec de grands graffeurs français comme Mist, Kongo, Tilt, Brok, Alec One, Wuze et beaucoup d’autres.
 T-Kid a participé à plusieurs expositions majeures montées par des galeries et est entré dans de nombreuses collections,notamment la « Sam Esses collection », première collection de graffitis en 1979.
T-Kid peint avec toutes les légendes de son époque, il est présent le jour où Futura découvre qu’en utilisant les bombes au sol, elles perdent de la pression et affinent le trait, ce qui lui permet de créer ses sphères atomiques pour lesquelles il est mondialement connu. T-Kid participe à la Fasion Moda Exibition dans le Bronx en 1980 où la Sidney Janis Gallery lui demande de se joindre à leur exposition mondiale sur le graffiti. Il fait le show PS-1 en 1981, où il expose des photos de ses trains aux côtés de grands noms du street art comme Samo alias Jean-Michel Basquiat, Keith Haring et Lee Quinones. Il est un de ceux qui a permis de faire connaître le Rock Steady Crew à travers le monde. Et c’est peu de temps après qu’Henry Chalfant, interrogé sur la façon d’appeler ce courant urbain, qu’il fut baptisé, mouvement « Hip Hop ». Toujours dans les années 80, ses graffitis de trains sont exposés à la galerie OK Harris à Soho. ensuite, l’image de T-Kid 170 sera utilisée comme personnage dans le jeu vidéo de Marc Echo « Getting Up Contents Under Pressure », le premier jeu vidéo interactif sur le graffiti. Plus tard, le livre de T-Kid « The Nasty Terrible T-Kid 170 » racontera ses expériences vécues lorsqu’il a grandi dans le Bronx. Son récent documentaire « The Nasty Terrible t-Kid 170 AKA Julius Cavero » montre son ascension et son accession au statut d’artiste établi.
Aujourd’hui nous sommes heureux de l’accueillir à la Street Dream Gallery.

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